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Notre Histoire
Le vendeur a mal vendu le vêtement.
Tout a commencé avec le haori commandé un dimanche soir. Le haori était un vrai coup de tête.
La photo était belle. La fiche indiquait « taille unique ». Trois semaines plus tard, le colis est arrivé : les épaules de la veste tombaient à mi-bras, les manches de la veste s’arrêtaient au coude, et le vêtement ressemblait plus à un accessoire de déguisement qu’à une vraie veste. Le renvoi du vêtement a coûté plus cher que le vêtement.
Pour comprendre, je suis allé parcourir les boutiques françaises qui vendent des vêtements japonais. Chaque boutique française présentait les mêmes modèles, les mêmes photos sur fond blanc et les mêmes descriptions copiées mot à mot. Aucune boutique française ne fournissait la moindre mesure en centimètres.
Ceci est un détail. Mais ce détail indique quelque chose de plus large : ces vêtements possèdent mille ans d’histoire, une construction très intelligente, et ces vêtements sont vendus comme des costumes.
Ce que nous vendons
Il y a trois familles, rien d'autre.
Le haori est une petite veste qui se porte ouverte, sans ceinture ni nœud. Le haori s’intègre facilement dans une garde‑robe européenne ; il prend la place du cardigan, porté sur un t‑shirt et un jean.
Le kimono enveloppe plutôt que de cintrer. Le kimono utilise des panneaux droits, sans pince, et le kimono ne serre nulle part. Le kimono permet ainsi à un même modèle d'habiller des morphologies très différentes.
Le yukata est la version d’été. Le yukata ne possède qu’une couche de coton, aucune doublure, rien à superposer.
Nous faisons trois choses différemment.
Nous mesurons chaque vêtement. Les tailles japonaises sont souvent une taille plus petite que les tailles françaises. Au lieu de attribuer un S, M ou L au hasard, nous affichons les mesures en centimètres épaules, poitrine, dos, manche pour chaque taille, ainsi que la taille et le poids du modèle qui la porte.
Le travail fastidieux exige de faire chaque pièce séparément. Le travail fastidieux constitue la première raison pour laquelle les gens renvoient les vêtements.
Le délai annoncé est celui que l’entreprise respecte.
Les commandes arrivent en quatre à sept jours.
L’entreprise préfère un chiffre précis à une promesse vide.
L’entreprise annonce un colis en 48 heures et le livre en trois semaines, cela a guidé l’entreprise jusqu’ici.
Nous gardons nos prix stables. Nous n’affichons jamais de prix barré en permanence, nous n’utilisons jamais de compte à rebours, nous ne présentons jamais de « dernières pièces » qui durent six mois. Un prix affiché est un prix réel. Une boutique qui solde toute l’année ne montre plus de prix ; elle crée une mise en scène.
La doublure
Le détail a donné l’axe à toute la maison.
Sous l'ère Edo, des lois sur le luxe interdisaient l'excès dans les vêtements. Les artisans ont trouvé un moyen élégant de contourner la règle : les artisans ont placé les motifs à l'intérieur du vêtement. Dragons, vagues, paysages, mont Fuji — invisibles de l'extérieur, les motifs apparaissent seulement quand le vêtement bouge.
De nombreux haori anciens sont noirs et simples à l’extérieur, mais le haori devient élégant à l’intérieur. Ce luxe reste invisible à tous, sauf à la personne qui porte le haori.
Nous avons conservé ce principe. Pour chaque pièce, nous choisissons la doublure, nous nommons la doublure et nous photographions la doublure. La doublure ne est pas un détail technique placé à la fin de la fiche ; la doublure est souvent ce qui nous pousse à retenir un modèle plutôt qu’un autre.
Voici ce que nous ne sommes pas.
Nous ne fabriquons rien. Nous ne cousons rien, et nous n'avons aucun atelier, aucun maître‑artisan, aucun savoir‑faire transmis de génération en génération.
Voici la réponse de l'utilisateur :
L'équipe sélectionne les pièces. L'équipe vérifie les pièces. L'équipe mesure les pièces. L'équipe photographie les pièces. L'équipe expédie les pièces. L'équipe répond quand vous écrivez. L'équipe exerce ce métier. L'équipe préfère dire les choses clairement plutôt que d'inventer une légende.
Beaucoup de boutiques de notre secteur racontent l’histoire des fondateurs qui sont partis au Japon et qui sont revenus transformés. Certaines boutiques sont enregistrées dans un pays différent de celui qui est indiqué. Nous avons choisi de ne raconter que ce que nous pouvons tenir.
Où nous allons
Le catalogue s'agrandit chaque saison, ajoutant le haori la famille la moins bien servie en France et la plus facile à porter.
L'équipe veut travailler avec un nombre limité d'ateliers au lieu d'utiliser des intermédiaires, et veut faire produire les doublures de l'équipe. Le chantier dure plusieurs mois, le chantier ne constitue pas une promesse pour la page d'accueil.
En attendant, si vous hésitez sur une taille, contactez le service client. Le service client donne les mesures exactes et la taille conseillée à l'utilisateur. Cette question est la plus fréquente, et le service client la traite avant la commande plutôt qu’après.
Maxence
Fondateur, SEYU PARIS